Beaucoup de parents commettent des erreurs dans leur déclaration de revenus et passent souvent à côté de plusieurs réductions et crédits d’impôts.
Chaque année la Direction générale des finances publiques (DGFIP) préremplit la déclaration de revenus des contribuables, mais jamais entièrement. Compléter les cases restées vides nécessite une certaine vigilance, particulièrement pour les parents. Ils doivent indiquer dans un même formulaire leurs informations, celles du conjoint et inscrire leurs enfants à charge. « Les parents oublient rarement de déclarer un mariage, un divorce, une garde alternée, ou encore les frais de garde des enfants chez la nounou ou à la crèche », nous confie une employée d’un centre des finances publiques en Île-de-France.
« En revanche, il y a 5 cases en particulier dans la déclaration de revenus qui sont régulièrement oubliées par les parents. A cause de ça, les foyers concernés passent souvent à côté de plusieurs réductions ou crédits d’impôt auxquels ils ont droit », déplore la salariée de la DGFIP. « D’autres commettent des erreurs qui peuvent leur coûter cher », ajoute-t-elle.
La première erreur fréquente concerne les pensions alimentaires. Ces pensions doivent être doublement déclarées : dans la catégorie « ressources » pour celui qui les reçoit, et dans la catégorie « charges » pour celui qui les verse. Lorsqu’un parent donne une pension à un enfant majeur non rattaché au foyer fiscal, il doit mentionner les montants dans les cases 6EL ou 6EM, tandis que la case 6GU sert à inscrire les pensions destinées aux enfants mineurs. A l’inverse, les enfants ou les parents qui perçoivent une pension alimentaire (1,1 million de contribuables selon la DGFIP) doivent indiquer le montant à la ligne 1AO de leur déclaration de revenus.
Le deuxième écueil concerne les revenus des enfants à charge. Lorsque les parents choisissent de rattacher leurs enfants majeurs, étudiants ou non, au foyer fiscal, il ne faut pas omettre d’intégrer les revenus de ces derniers à la déclaration. Concrètement, il s’agit des revenus perçus par un enfant qui occupe un job étudiant, effectue un stage, suit une alternance ou touche des allocations chômage. Il faut déclarer ces revenus dans les cases 1CJ, 1DJ, 1CP ou 1DP, dans la rubrique « traitements et salaires ». Pour rappel, si l’enfant est étudiant, il profite d’une exonération jusqu’à 5 405 euros. Les parents doivent alors déclarer uniquement les revenus qui dépassent ce seuil.
La troisième omission fréquente concerne les frais de scolarité. De nombreuses familles oublient de déclarer ces dépenses, qui ouvrent pourtant droit à une réduction d’impôt de 61 euros pour un collégien, 153 euros pour un lycéen et 183 euros pour un étudiant dans l’enseignement supérieur. Ces frais doivent être indiqués dans la case 7EA ou 7EB pour les situations de garde alternée.
Le quatrième point d’attention porte sur les frais de garde périscolaire. Lorsque les parents font garder leurs enfants de moins de 6 ans à l’extérieur du domicile, chez un assistant maternel, en crèche, ou encore en centre de loisirs, il faut mentionner les sommes déboursées dans la case 7GA de la déclaration. Si l’enfant est gardé en accueil périscolaire ou en centre de loisirs, il faut récupérer les reçus fiscaux auprès des organismes qui effectuent la garde. Ces frais de garde ouvrent droit à un crédit d’impôt équivalent à 50% des dépenses et pouvant grimper jusqu’à 1 750 euros par enfant.
La cinquième case souvent négligée concerne le statut de parent isolé. Les parents vivant seuls avec leurs enfants doivent cocher la case T du formulaire. Alors que le fisc accorde normalement une demi-part fiscale aux parents ayant un enfant à charge, les parents isolés peuvent prétendre à une autre demi-part fiscale supplémentaire. De quoi faire grimper le quotient familial du foyer fiscal. Un détail important quand on connait la logique du système d’imposition français : plus le quotient familial est élevé et moins le montant de l’impôt sur le revenu à payer sera conséquent.

