Gaz invisible et mortel, le monoxyde de carbone menace dans les logements. Le détecteur de CO reste la protection la plus efficace, alors qu’une loi pourrait généraliser son déploiement.
Menace silencieuse et invisible dans les logements, le monoxyde de carbone (CO) fait régulièrement la une de la presse locale, voire nationale, lorsqu’il fait des victimes. Face à l’imprévisibilité de ce danger, le détecteur avertisseur autonome de monoxyde de carbone (DAACO) demeure la protection la plus efficace pour alerter les foyers dès les premiers instants.
À cet égard, une proposition de loi entend généraliser son déploiement dans l’Hexagone. Une mesure qui permettrait de sauver plusieurs dizaines de vies chaque année, mais qui imposerait aussi de nouvelles obligations aux bailleurs – sociaux notamment – en matière d’équipement et de prévention.
Tirer la sonnette d’alarme sur un ennemi silencieux
Inodore, invisible, et donc impossible à détecter sans dispositif spécifique, le monoxyde de carbone se révèle extrêmement nocif lorsqu’il est inhalé en forte quantité. Sa source ? Une combustion incomplète, émanant généralement des chaudières, cheminées ou plaques de cuisson à gaz. Une situation exacerbée par une mauvaise ventilation.
Malheureusement, lorsqu’on parle de lui, c’est souvent qu’il est déjà trop tard. En effet, le monoxyde de carbone ne « bénéficie » d’un traitement médiatique que lors de tragédies, avant de trop rapidement retomber dans l’oubli. C’est précisément pour cette raison qu’un projet de loi déposé en 2024 entend – à l’instar de la loi Alur entrée en vigueur en 2015 pour les détecteurs de fumées (DAAF) – imposer le déploiement de détecteurs sonores de CO au sein de l’ensemble des logements français.
Si la proposition n’a pas encore été soumise au vote, il convient aux bailleurs sociaux d’adopter une démarche proactive. Et ce, pourquoi pas dès à présent. Face à un danger aussi imprévisible, généraliser l’installation de DAACO permet en effet de prendre un coup d’avance et de sauver des vies.
Lutter à armes égales face au redoutable monoxyde de carbone
Sachant qu’il peut aisément se propager – à travers les gaines techniques et les conduits de ventilation communs notamment – d’un logement à l’autre, équiper l’ensemble de son parc de DAACO apparaît comme une nécessité pour garantir la sécurité de tous ses locataires. Pour qu’ils soient pleinement efficaces, encore faut-il en connaître les bons usages : idéalement, une alarme devrait être installée dans chaque pièce contenant un appareil à combustion – entre 1 et 3 m de celui-ci – et dans chaque chambre à coucher.
Dans le cadre d’une campagne d’installation, veiller à ce que tous les locataires disposent d’un DAACO conforme constitue un prérequis indispensable. Or, il est souvent difficile de s’y retrouver parmi plusieurs dizaines de références – dont certaines non-homologuées ou non-conformes. Cela représente un danger et, sans harmonisation des équipements, leur maintenance devient un véritable parcours du combattant.
C’est pourquoi les bailleurs ont tout intérêt à équiper leur parc de logements avec un modèle unique, facile à installer et garantissant une protection optimale. Pour garantir leur fiabilité, la marque NF pour les DAACO – gage de conformité du détecteur à la norme EN 50291 (parties 1 et 2) – est évidemment indispensable. Pour un niveau de protection encore plus élevé, des modèles « intelligents » permettent même de relier divers dispositifs et de les surveiller à distance.
Vous l’aurez compris, il ne faut pas attendre la mise en vigueur de la loi sur les DAACO pour endiguer efficacement tout risque relatif au monoxyde de carbone.

