Les retraités percevant une pension de retraite de la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) peuvent réclamer une aide, attribuée sans condition de revenus.
En France, un habitant sur 4 est à la retraite. Selon un récent rapport publié par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), 17,3 millions de seniors perçoivent une pension de retraite tous les mois. Parmi eux, 15,3 millions sont affiliés au régime général : la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV).
La plupart de ces retraités l’ignorent, mais ils peuvent réclamer une aide à leur caisse de retraite. Une aide accessible sans condition de revenus. Ce coup de pouce financier, baptisé « Aide aux retraités en situation de rupture » (ASIR), permet à nos aînés de faire face à certains bouleversements pouvant survenir dans leur vie. La prestation s’adresse aux personnes dont le conjoint ou la conjointe est placé en établissement d’hébergement pour personne âgée dépendante (Ehpad) ou dans un autre type de maison de retraite. L’ASIR peut également être demandée si l’époux ou l’épouse est hospitalisé ou décédé. Idem si le couple de retraités divorce ou s’il doit déménager.
Tous ces éléments évoqués plus haut constituent, selon la CNAV, des « situations de rupture » pouvant impacter durement le quotidien des retraités et fragiliser leur autonomie. L’ASIR sert donc à financer l’intervention d’une aide à domicile pour entretenir le logement, préparer des repas, réaliser des tâches administratives ou assurer le transport de la personne qui en bénéficie. Le dispositif peut aussi prendre en charge de petits travaux d’aménagement du logement, dans l’objectif de prévenir la perte d’autonomie du bénéficiaire.

L’ASIR peut servir à financer ce genre de service à la personne durant 3 mois maximum. Son montant est plafonné à 1 800 euros au total. Pour bénéficier de cette aide, plusieurs conditions doivent être remplies. Le demandeur doit être retraité du régime général et avoir cotisé auprès de cette caisse de retraite durant la majorité de sa carrière professionnelle. Le retraité ne doit pas déjà percevoir certaines aides liées à la dépendance, notamment l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou la prestation de compensation du handicap (PCH).
Pour demander l’ASIR, le retraité doit constituer un dossier et l’envoyer directement à la CNAV. Il doit agir dans les 6 mois qui suivent « l’évènement de rupture » qui a déclenché le besoin de demander l’ASIR. En clair, 6 mois après le décès, l’hospitalisation ou le placement en Ehpad de son conjoint ou de sa conjointe.
Une fois le dossier transmis à la caisse de retraite, celle-ci examinera la situation et décidera d’accorder ou non l’ASIR. Si la demande est acceptée, une structure spécialisée se rendra au domicile du demandeur pour évaluer précisément ses besoins. Cette visite permet d’identifier les services les plus adaptés à la situation du retraité. Cette évaluation à domicile déterminera aussi le montant de l’aide qui sera accordée au senior bénéficiaire.

