Les propriétaires d’une résidence secondaire doivent payer leur taxe d’habitation. Le taux de cet impôt local augmente encore en 2027 mais certains propriétaires peuvent éviter la « surtaxe ».

Courant novembre, par courrier ou par mail, tous les propriétaires d’une résidence secondaire vont recevoir leur avis de taxe d’habitation. Ce document sera aussi accessible dans leur espace personnel sur le site impots.gouv.fr.

Au 1ᵉʳ janvier 2026, l’Insee recensait près de 3,8 millions de résidences secondaires sur le territoire. Vont donc devoir passer à la caisse tous les propriétaires possédant un logement meublé qui n’est pas leur résidence principale et qui n’est pas non plus mis en location à l’année. En clair, un logement dont ils peuvent avoir la jouissance à tout moment.

Les propriétaires de ces logements devront régler la note au plus tard le 15 décembre pour celles et ceux qui payent par virement, par chèque ou en espèces et qui doivent moins de 300 euros aux impôts. Les autres propriétaires redevables de la taxe d’habitation devront s’en acquitter en ligne sur le site du fisc avant le 20 décembre 2026 à minuit.

Or, la charge de cet impôt local ne cesse de s’alourdir depuis plusieurs années. Le calcul de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) repose en effet sur la valeur locative cadastrale du bien, c’est-à-dire le loyer théorique que pourrait rapporter le logement s’il était loué. Puisque les valeurs locatives cadastrales sont réévaluées tous les ans selon le taux d’inflation enregistré par l’Insee au cours de l’année précédente, elles ont augmenté de 7,1% en 2023, de 3,9% en 2024, et de 1,7% en 2025. La THRS a donc suivi la même tendance.

A titre indicatif, en 2025, les propriétaires ont payé en moyenne 1 094 euros de taxe d’habitation par résidence secondaire d’après la Direction générale des finances publiques (DGFIP). Depuis, les valeurs locatives cadastrales ont poursuivi leur croissance, grimpant de 0,8% en 2026. Selon les projections de l’Insee, elles devraient encore croître de 2,9% en 2027, entraînant la THRS dans leur sillage.

A cette hausse globale de la THRS s’ajoute le taux d’imposition voté par chaque commune. Un taux qui peut être particulièrement élevé chez certaines municipalités. Dans les zones dites « tendues », là où l’offre en logement est en deçà de la demande, les collectivités locales sont autorisées à appliquer une majoration de la THRS comprise entre 5% et 60% sur la part qui leur revient. Au total, 3 689 communes peuvent ainsi appliquer une « surtaxe d’habitation » sur les résidences secondaires.

La plupart du temps, il s’agit des grandes villes ou des communes situées près des littoraux ou dans les zones montagneuses. A cause du nombre important de résidences secondaires, l’accès à l’habitat est particulièrement difficile dans ces agglomérations.

Certains contribuables peuvent néanmoins être exonérés de surtaxe d’habitation. C’est le cas des personnes contraintes de résider en dehors de leur résidence principale pour des raisons professionnelles ou encore des seniors entrant en maison de retraite qui doivent quitter leur résidence principale mais qui ne souhaitent pas s’en séparer.

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