Un habitant de Montpellier a retrouvé son propre smartphone en vente sur Le Bon Coin et a poussé la vendeuse à d’incroyables aveux impliquant directement un employé du transporteur.
C’est la mésaventure redoutée par tous ceux qui envoient ou attendent un colis de valeur. Vous déposez soigneusement votre paquet, vous surveillez le suivi en ligne, puis soudain, plus rien : le colis s’évapore dans la nature. C’est le scénario invraisemblable auquel a été confronté Fred à Montpellier. Mais au lieu de se résigner face au silence du transporteur, il a décidé de mener sa propre enquête, aboutissant à une confrontation rocambolesque, qu’il a racontée sur les réseau social X (ex Twitter).
Retour sur les faits. Fred expédie un smartphone dans un relais Chronopost de sa ville, mais l’acheminement tourne court. Dès le samedi 10 octobre à 10 h 40, il consulte l’application de suivi du transporteur et constate le blocage. Pendant un mois complet, le paquet demeure introuvable. Face à ce colis mystérieusement disparu et sans réponse du service client, l’expéditeur a une intuition : et si son appareil avait été dérobé pour être revendu sur Internet ?
Il se met aussitôt à éplucher les annonces sur le site de petites annonces entre particuliers Le Bon Coin. La patience finit par payer. En faisant défiler les offres locales, il repère un modèle identique au sien. Après vérification, le doute n’est plus permis : le numéro IMEI et le numéro de série correspondent point par point à son propre appareil. Son colis volé est bel et bien proposé au plus offrant sur Internet.
Le 3 novembre, Fred contacte directement le profil vendeur avec un message sans détour : le téléphone a été volé, les identifiants techniques sont formels, et le vendeur doit choisir entre la restitution immédiate de l’objet ou un dépôt de plainte. Une femme répond alors que le vendeur (son compagnon ?) est en déplacement et propose de rapporter l’appareil le samedi suivant. Mais quelques heures plus tard, elle s’impatiente et menace carrément de ne plus le rendre s’il ne répond pas aussitôt, un comble ! Fred doit lui rappeler calmement qu’il est en train de travailler et n’a jamais cherché cette situation.
Le dialogue bascule dans l’absurde quand la vendeuse tente de prouver sa bonne foi. Elle assure qu’ils ignoraient que l’appareil était volé. Sans mesurer la gravité de ses propos, elle écrit noir sur blanc que le téléphone leur a été confié pour être revendu par une connaissance qui travaille chez Chronopost. Elle avance même une justification lunaire, affirmant que pour eux, il s’agissait d’un « colis perdu » et non d’un objet volé. Un aveu involontaire accablant confirmant le détournement interne au sein du réseau.

Pour Fred, hors de question d’étouffer l’affaire. Le dépôt local a été alerté par le relais, et Fred a annoncé son intention d’aller déposer plainte en transmettant l’ensemble de ses preuves. Une histoire édifiante partagée sur les réseaux, qui rappelle l’importance de toujours conserver les numéros IMEI de ses appareils électroniques.



